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Au fil du VIF

Le choix du VIF parmi l'actualité.





solidarité avec la famille Olenga !

(14 mai 2008)

Une centaine de personnes a répondu à l'appel du collectif "Vivre à Vitré avec les sans papiers". Des membres de l'association de parents d'élèves de l'école du château, de la FCPE, du MAN, de l'ACO, de la JOC, du CCFD, de Vitré-Tuvalu, du parti socialiste, des Verts, mais aussi des Vitréens qui souhaitaient exprimer leur solidarité avec Cyriaque, Cornélie et leur fille Caroline. Des interventions ont permis de resituer le combat des sans papiers en France aujourd'hui.

Une école pour apprendre, pas pour expulser…

Depuis la rentrée scolaire 2004, chose inédite en France: la police arrête des enfants et leurs parents au sein même des établissements scolaires. Rappelons que les mineurs sont inexpulsables. La police se sert donc des enfants pour trouver les parents. Les personnes sans-papiers et leurs enfants vivent dans la crainte permanente de la menace d'une expulsion. Jusqu'alors l'école restait un lieu relativement protégé, aujourd'hui les parents sans-papiers ont peur d'envoyer leurs enfants à l'école. C'est ce qui s'est passé pour Caroline durant un mois. En effet, ses parents l'ont déscolarisée par peur d'être arrêtés.

Tous les enfants mineurs présents sur le territoire français doivent être scolarisés sans condition de régularité de séjour de leurs parents ou de leurs responsables légaux.

La non-discrimination à l’égard des enfants étrangers est expressément rappelée par le ministère de l’Education nationale (circulaires du 6 juin 1991 et du 20 mars 2002).

Pour l'école maternelle, tout enfant peut être accueilli, à partir de l'âge de 3 ans, dans une école proche de son domicile si sa famille en fait la demande. Aucune condition de nationalité ne doit être opposée et aucune discrimination ne doit être faite pour les enfants étrangers (Code de l'éducation nationale et circulaire du ministère de l'éducation nationale).

Pas le droit de travailler

depuis le 1er octobre 1991, les étrangers qui sollicitent en France la reconnaissance de la qualité de réfugié ne bénéficient plus d'une autorisation de travail. Durant la durée d’étude de leur dossier,les personnes reçoivent un récépissé valable trois mois renouvelable qui vaut seulement autorisation de séjour.

La seule manière de subvenir à leurs besoins pour les personnes sans-papiers est le travail dit "au noir" ou le travail avec des faux-papiers.

Depuis le début de l'année, une série de documents émanant des directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle promet des papiers aux ressortissants étrangers démunis de titre de séjour, pourvu qu'ils aient un travail, voire une simple promesse d'embauche.

Pour le vice-président du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien aux Immigrés), il s'agit en fait avant tout de "ficher les célibataires comme on a fiché les parents d'enfants scolarisés. D’ailleurs, depuis quelques mois certains travailleurs sans papiers revendiquent au travers diverses actions, leurs droits de citoyens à vivre comme tout le monde en France.

Arrestations et rétentions

Chaque jour, parce qu'ils sont noirs, arabes, asiatiques, des individus sont sélectionnés par la police sur leur faciès, interpellés, contrôlés, parce qu'ils sont soupçonnés d'être étrangers. S'ils sont étrangers, ils sont peut-être "sans papiers", et la police a reçu l'ordre d'arrêter le plus possible de "sans papiers".

Au delà du contrôle au faciès, il y a de plus en plus de dénonciations (par les voisins, la mairie en cas de suspicion de mariage blanc par exemple alors que le mariage est un droit constitutionnel).

Lorsqu'elles sont arrêtées les personnes sans-papiers sont bien souvent mises en rétention, pendant 32 jours au maximum. C'est ce qui est arrivé à Cyriaque en mars 2006.

Les Centres de Rétention Administrative (CRA) datent de 1980. Il existe 23 CRA en France (de nouveaux sont en construction en Ile de France) qui peuvent accueillir jusqu’à 2000 personnes en tout. Le CRA de Rennes est fonctionnel depuis août dernier, il possède 60 places et a la triste particularité de pouvoir accueillir des familles avec enfants malgré la signature par la France de la Charte des droits de l’homme et de l’enfant.



«Quand ils sont venus chercher les communistes,

Je n’ai rien dit,

Je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

Je n’ai rien dit,

je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

Je n’ai pas protesté,

Je n’étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait personne pour protester.»

(Martin Niemöller, pasteur protestant, arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen puis transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau.)













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14.06.2008

MORIN Pierrick

Lorsque l'on a le portable perso de notre président, on a le pouvoir de régulariser la situation d'une famille sans-papiers sans avoir à déplacer des montagnes, ... encore faut-il le vouloir !!!




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